Un beau record pour l'Aviron Majolan !
Côté flore, on se passerait volontiers des innombrables algues qui envahissent nos eaux ou des troncs parfois plantés - on ne sait trop comment - le long du canal.
En ce moment c'est la joie des naissances : canards, cygnes ou autres foulques naviguent fièrement sur les eaux du Grand-Large avec leurs rejetons bien alignés derrière eux, tous joyeux de faire leurs premières sorties.
Ce week-end, nous avons eu le plaisir de croiser à nouveau cette oie cendrée, toujours desperate et officiant au milieu des cygnes.
Il y a eu ce ragodin albinos, ce cygne noir et notre ami ragodin devenu apprivoisé et qui venait se faire gratouiller derrière les oreilles (mon Dieu que ses dents étaient longues et oranges et sa queue large et longue... gnarf gnarf...).
Hier, c'est un spécimen bien plus inattendu qui a surpris the coach... Un silure d'1m80, d'après ses dires, s'est échoué devant le club !

Bon appétit ! Eurk..
Allez, petit moment de culture générale pour expliquer pourquoi il est relativement surprenant de trouver un silure au bord du Grand-Large (retenue d'eau EDF alimentée par le Canal de Jonage, petit bras du Rhône).
Le silure est originaire du bassin du Danube. Après son introduction, pour la pêche sportive, souvent de façon illégale (notamment dans la Seille), on le trouve aujourd'hui dans pratiquement tous les fleuves et rivières d'Europe (France, Allemagne, Italie, Espagne) de deuxième catégorie.
Le silure est un poisson discret et solitaire, lucifuge (qui évite la lumière), vivant d'ordinaire dans les zones les plus profondes de son habitat. Les silures sont pourtant capables de faire plusieurs dizaines de kilomètres pour se rassembler en grand nombre sur des zones de frai (toujours les mêmes, sans que l'on soit encore capable d'en expliquer la cause). Les femelles pondent alors entre 20 et 30.000 oeufs par kg de leur poids, toujours dans une eau d'une température supérieure à 20°C, à la fin du printemps.
Certains spécimens dépassant les 2,30 m et les 100 kilogrammes, le silure a longtemps été accusé d'être extrèmement vorace; on sait aujourd'hui qu'il n'en est rien, seule la sous-estimation de sa population expliquant la diminution corrélative des populations de crustacés, d'amphibiens et surtout de brèmes dont il se nourrit.