Lyon Urban Trail : la grande traversée !

Publié le par Mamanpat

 

Nous sommes le 28 mars 2010 après Jésus-Christ ; tout Lyon est endormi…

Tout ? Non ! Car 4 000 irréductibles coureurs ont résisté à l’appel de la couette, du changement d’heure et du ciel qui menaçait de leur tomber sur la tête pour envahir l’ancienne capitale des Gaules !

 

Leur bataille du jour : la 3ème édition du Lyon Urban Trail qui propose désormais 3 formules sur 12, 22 et 40 km.

Et quelque soit le parcours choisi, l’idéfix des organisateurs est bien de faire perdre leur latin aux concurrents à force de montées et descentes incessantes (24 difficultés identifiées sur le 40 km) et d’escaliers interminables (6000 marches sur le même parcours) !

Mieux vaut avoir le goudurix et être équipé d’une bonne potion magique pour visiter Lyon, running aux pieds !

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 Les fameuses traboules lyonnaises, un des trésors visités

 

 

Ordralphabétix... 

... Pour se retrouver dans la liste des inscrits. Dossard 402 pour Mamanpat et petit tour alentours pour retrouver quelques têtes connues : Yankshov fait sa pub sur le parvis de l'Hôtel de Ville (dans des relancs non pas d'hydromel mais d'une bonne vinasse qui poisse aux baskets ! Y'a eu banquet cette nuit !), puis les kikous (je retrouve enfin Tine et Badgone !) et Alex qui est la seule des Brut de Fleurs du 12 km a ne pas avoir récupéré son dossard la veille. Et puis je retrouve mes compagnons de route du jour : Arthurbaldur, la Biscotte et Oslo ! Une fois n'est pas coutune : ça charie à qui mieux mieux pour savoir qui "maravera" le plus les autres ! Quels sales gônes !

 

 

Alea Jacta Est

Bon, pas terrible la tortue sous les ordres du commandant... Et quel bazar ! Ca rigole, ça s'agite, ça fait coucou mais au moins cette année, ça ne tombe pas ! Du moins pas au départ...

Avec quelques minutes de départ, c'est le coup d'envoi pour les 532 soldats du 40 km.

Avec mes villageois du jour, on sait ce qui nous attend, alors pas de précipitations, la route va être longue.

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  Comme l'an passé nous attaquons par la rue Terme et là première surprise de taille : un concurrent est déjà raide mort, allongé sur la route le long des voitures en stationnement. Ah non, vu le style de braie qu'il porte, c'est plus un couche tard qu'un lève tôt ! J'apprendrais plus tard qu'il a participé à tous les départs dans sa tenue de ville, mocassions aux pieds... Sont fous ces romains !

Tunelle de la Ficelle - ça devait être moins dur à l'époque du premier funiculaire - puis les tours et détours sur les pentes de la Croix Rousse pour mettre tout le monde en jambe.

Passage par la place Rouville qui nous laisse apercevoir la cossue basilique de l'autre côté de la Saône que nous traversons quelques encablures plus bas par la Passerelle de l'Homme de la Roche.

C'est la partie la plus prestigieuse - et certainement la plus redoutée - que nous apréhendons avec la montée de la Sarra et ses 750 marches (ne surtout pas regarder en l'air, le ciel n'est pas prêt de nous tomber sur la tête mais le nombre de marches est vertigineux !). Pourtant, entre papotages incéssants et bonne humeur avec mes comparses, ni une ni deux et nous voilà déjà dans la piste du même nom, ancien paradis des skieurs citadins ! Pas si boueux que ça, pourtant j'en verrais des biens crottés à l'arrivée qui ont voulu y aller tout shuss !

Nous voilà à ma montée fétiche Nicolas de Lange qui me paraît bien courte à faire en une fois ! L'esplanade de Fourvière nous offre sa vue somptueuse sur Lugdunum avant que nous basculions dans le jardin du Rosaire. Retour sur les quais et traversée à nouveau de la Saône en croisant une troupe de scout, sortie d'une autre époque eux aussi...

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En peu de temps, nous voici déjà au pied du royaume du sieur Arthur avec la montée de Choulans. J'ai pris un peu d'avance en ne m'arrêtant pas au premier ravito et les 3 potos me rejoignent au bout du chemin Saint Laurent à l'entrée de Sainte Foy.

L'émotion peut-être de reprendre un escalier, première marche et ma cheville opte pour un angle droit. Test de souplesse mais surtout belle frayeur pendant laquelle 6 mains m'ont récupérée de concert ! Plus de peur que de mal et je repars vaillement !

Cette boucle dans Sainte Foy - qui surplombe le confluent - passe assez bien même si les premiers coups de mou se font ressentir. Arthur et Oslo vont prendre le large au détour d'un partie roulante et d'une portion trop bien connue du Sieur alors qu'avec la Biscotte nous continuons d'échanger sur fond de trainage de running... A l'abord du Fort Saint Irénée, la vue sur le chrono me redonne espoir sur une fin en moins de 5 heures et je reprends l'allure sur une portion roulante. L'ami semble un peu grillé et n'emboîte pas ma foulée. Mince, moi qui croyait qu'il restait avec moi par pure galanterie me voilà en trian de le lâcher lamentablement... Des maux d'estomac me dit-il. Aurait-elle trop imbibée la Biscotte ??? Je le retrouverai à l'arrivé, il aura jeter les pelles de devoir trop galérer.

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Pause toujours, moi je continue…

Me voilà entrain de descendre Choulans et de retrouver cette horrible montée des Tournelles que j'ai tant haïs sur la dernière édition de la SaintéLyon ! Finalement, mal de genou en moins, elle n'est pas si vilaine ! Place des Minimes, montée du télégraphe et la mi-parcours pointe son nez en 2h22 au GPS. Tout plein de coureurs et marcheurs qui plus est, il n'est faut pas plus à la beliqueuse que je suis pour repartir avec une bonne dose de potion - mes tresses ne tournent pour autant pas dans tous les sens comme les plumes d'Astérix !

 

Une fois traversé l'amphitéâtre de Fourvière, le jardin du Rosaire et la passerelle des 4 vents, la partie aux abords du cimetière de Loyasse est sans doute celle que j'apprécie le moins. Quoi, manquerais-je d'objectivité à cause de ce coureur digne d'Assurancetourix ??? Dommage, je n'avais pas de poisson pas frais sous la main pour le faire taire... Mes jambes se chargeront plus loin de le laisser sur place !

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Nous redescendons sur les quais de Saône et LA partie roulante du parcours est là pour délier les gambettes. Ca fait du bien de voir un 10 à l'allure du GPS ! Bon je ne me transforme pas encore en astère filante mais ça permet de grapiller quelques minutes sur le temps objectivé !

Pont Mazayrk et nous voilà à nouveau à grimper des marches, celles de la montée des Hoches qui nous amène au pied du parc de la Cerisaie. Quiétude d'un parc à flan de collines, surplombé d'une discrète villa aux allures florentines : la villa Gilet. On sort du parc, la jolie montée d'Yprès nous amène au dernier ravito du 30ème km. Je retrouve là un bon nombre de concurrents que je me fais un plaisir de laisser sur place ! Eh eh, tout est bon pour grapiller au classement, pas folle la romaine ! Surtout que ça sent le village !

Les 2 dernières montées violentes (les pires du parcours !) sont là : la Rochette et l'Eglise avec leur 24 %. Ca souffle fort autour de moi et mince, les 2 minettes que j'ai doublé au ravito me revienne dessus...

Traversée du plateau de Caluire par la Coulée Verte (sympa le coureur du dimanche qui me propose un ravito !) puis redescente sur les quais du Rhône pour rattaquer la montée de la Boucle.

Maintenant, j'ai 2 féminines en ligne de mire. "J'peux y aller Astérix dit ?".

Je pars à la chasse aux laies en braies courts, lâche en descente, tente les escaliers 2 par 2 en descente et garde le rythme en montée. Aie, j'ai mal ! Mais ça marche bien ! 1, 2, 3 et oh encore une devant puis une autre !

Pas moins de 5 femelles dans ma gibecière depuis le dernier ravito. Mon passé de galérienne sûrement ?!

Soulary, les Fantasques, Rue des Tables Claudiennes...

 

J’irai, je verrai, je vaincrai

Mais pas ces trois ridicules marches de la rue des Tables Claudiennes... Il ne me reste plus qu'un kilomètre, je tiens mes moins de 5 heures. Malgré mes jambes qui me donne l'impression d'avoir un agecanonix  (mais je n'ai pas la canne en bois !) je tente d'envoyer pour réaliser mon chrono et voilà que je m'étale lamentablement comme si j'avais un menhir sur le dos ! Dur dur de lever les pieds à près de 5 heures de course ! Sous la bienveillance de randonneuses que je venais de doubler, me voilà repartie sans trop de mal (à peine un coude écorché et une grosse bosse sous le genou) pour franchir quelques centaines de mètres plus loin la cours de l'Hôtel de Ville et la ligne d'arrivée en grande victorieuse !

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Quoi ? Je n'ai pas gagné ??? Mais alors cette ovation ?... Ah oui, l'enthousiasme aussi légendaire que l'invincibilité des mes galériennes de Brut de Fleurs !!!

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Y'a des jours, on sait pourquoi on galère court !

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Par Toutatis…  C'est top Lugdunum avec de si belles fleurs !

Et Petitbonum tout content !!!

 

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 Me voilà créditée d'un 4h52" et de 39 km dans les guiboles bien douloureuses pendant les 3 jours suivants. Les 5 derniers km ont été durs musculairement mais sinon tout est là... y'a juste à travailler un peu quoi !

 

Temps de passage :

Ravito 1 - Perrache : 8,94 km, 1h09

Ravito 2 - Fourvière : 19 km, 2h22

Ravito 3 - Caluire : 29,36 km, 3h35

Arrivée - Hôtel de Ville : 39 km - 4h52

 

 

"Dit Astérix, il en reste des sangliers ?"...

Bon ben à défaut, on va s'boire une 'tite mousse, hein Arthur !

 

Tous les résultats ici. Et encore un grand merci et un grand Bravo à Extra Sports, organisateur de choc !

Publié dans Les compétitions

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Arthurbaldur 14/04/2010 16:30



C'était vraiment magix ! Hum hum, ça promet de bons moments au Nivolix. Comme Biscottum ne sera pas là, je pourrais peux être te confier la garde de l'ami Tazounix ? Je sais que tu en prendras
bien soin et ça méritera une cervoise bien fraiche.


Arthurix le gaulois.



Oslo 07/04/2010 13:13



Merci pour ce CR très réussix euh réussi ;) Et encore bravo pour ton LUT 2010, surtout après la petite frayeur que ta cheville et toi nous avez fait à Ste Foy ;))



Taz le Diable 07/04/2010 12:04



Par Toutatis, ta performance est tout à fait impressionante, surtout si tu n'as pu t'abreuver de potion qu'une fois la ligne d'arrivée franchie...


Merci pour ta prose, et au plaisir ;)