Grand Trail du Saint Jacques : In the way !

Publié le par Mamanpat

La fête

 

Des semaines de chambrage et de rigolade au sein de la communauté des kikou.

Ca se titille, ça lance des piques, ça se moque, bref, ça fait monter la mayonnaise bien ferme pour un WE qui s'annonce au top de la convivialité et de la bonne humeur !

Co-voiturage, pasta party, gîte, navette, attente au domaine du Sauvage... Rien ne se passe ou ne se fait sans les autres ! Restons génériques, il n'y aura point d'autres détails, un padawan du groupe a dit "ce qui se passe au Puy, reste au Puy..."

 

Casting : Jean Phi, Etienne, Chloé, Arthur, Anthony, Fanny, Nini, Florent, Etienne, Jack, Adrien, David, Arnaud, Marylène...

Metteurs en scène : Michel, Seb, Romain et totue l'équipe des Extra Sport

 

 avec les jupettes

Avec Chloé, Nini et Fanny, le gang des jupettes ! (enfin, des p'tites robes noires !)

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La compet

  

Grand Trail du Saint Jacques 2012 - 1ère édition - 8h15 - 60ème - 6ème féminine

Meilleure performance trailistique à ce jour pour Mamanpat, une belle course à tout point de vue...

 

Objectif 2013, challenge Extra Sports.

Participer et être finisher de tous les évènements trail organisés par cette agence de passionés : Lyon Urban Trail - Trail des Forts du Grand Besançon - Grand Trail du Saint Jacques - SaintéLyon

 

Le GTSJ fera partie de la préparation à La 180.

70 km, une course de préparation... Mais où va-t-on ?

Proposition pour être serre file de ce parcours, réponse après réflexion du chef des Extra boys : "épingle le dossard, tu vas te faire chier sinon..." Ca, c'est dit...

 

Well, 6 semaines seulement pour être présentable and "bancable" sur cette course. Trop dur d'envisager de ne pas refaire un chrono...

 

Ambitions affichées : passer sous les 8h et finir plus "fraîche" (sans passer par la case Narta...)

 

Etiquettage : numéros préférentiels attribués

- 1 Sieur Arthur

- 3 Mamanpat

- 4 Marylène

- 6 Arnaud

Ca rigole pas (enfin à peine moins) au Domaine du Sauvage, nous sommes surveillés du coin de l'oeil...

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La mise carpette

 

9h30, pan pan pan, c'est parti !

Se mettre dans le rythme mais pas en sur régime. Gros diesel poussif certes mais je sais que je peux me caler sur un bon rythme sans taper dans les réserves. De plus, le départ est en léger faux plat montant...

 départ

Contre toute attente, je ne trouve pas que cela parte si vite. Oh oui ça joue un peu des coudes et je me fais quelque peu bousculée, mais je m'attendais plus à un départ type SaintéLyon et à me prendre des semelles de trail dans le dos !

L'avantage du sas élite, c'est que les positions sont faciles à poser et à contrôler (en plus de faire la maligne devant les objectifs et de faire mumuse avec la rubalise du départ tenue par Romain !).

Je vois Véronique Chastel (future vainqueure) partir rapidement pour ne plus la voir. Marylène (2ème) quant à elle part prudemment, elle a pris bonne note de ce qui nous attendait et je garderai la jupette noire virvoltante un bon moment en ligne de mire. Coco (Roussel) fait départ commun et Sylvie (Goubeau) ne tarde pas à me rejoindre tout comme Beata (Nowak).

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Etienne et Arthur ont déja filé, Jean Phi reste quelques centaines de mètres à mes côtés et Florent - mon coach accompagnateur du jour - aura mis près de 2 km à me rejoindre, étant resté en retrait pour rassurer et conseiller ma Fanny quelque peu stressée (inquiète de passer son relais dans de bonnes conditions alors qu'elle traîne une vilaine angine depuis le début de semaine).

 

Les sensations mettent du temps à devenir bonnes mais elles sont bien loin d'être mauvaises.

J'essaie de faire abstraction justement de ces fausses impressions de début de course : les tibias qui tirent, les plantes de pied douloureuses, le souffle un peu agité... Flo m'aide en ce sens car je lui fais part de tout ce que je ressens. Il sait que j'ai besoin d'au moins 40 mn pour être en réel état de marche (on a eu 1h20 de trajet en navette pour tout se raconter !). Il m'observe et c'est assez intéressant de se concentrer sur ses conseils simples, notamment sur ma - non - technique en descente. Cailloux, trous, racines, c'est pas mon fort et je me crispe, mais j'aime bien comprendre quand on me dit de faire quelque chose, pourquoi il faut le faire ainsi !

Chevilles fermes, jambes souples et aériennes... A ce moment de la course, je ne me doute pas que ce sera mon leïtmotiv de fin de parcours, je cherche juste à l'appliquer en fixant les trails de ceux de devant qui le font si bien !

Autant dire que le Villeret d'Achpier arrive ainsi très rapidement avec son petit mur fait en marchant, un point de passage idéal pour que la vieille carne inverse les tensions musculaires et passe en mode cheval de course (en toute relativité s'entend !).

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Au 8ème km, au Villeret donc, je pointe 5ème féminine en 44' avec 5' d'avance sur mon temps 2012...

Là c'est clair la bête semble être disposée à... Pomme et Michel sont postés là et j'ai droit à une super ovation, c'te classe !

Ca relance sans aucun mal et je me cale aisément sur une moyenne de 11 km/h, sans l'impression de forcer. Flo le remarque en me signalant qu'effectivement après 47' de chauffe, le rythme est bon et régulier.

Les faux plats montants passent tous seuls, je me rends compte ici de ce premier point de progrès !

Mais la route est encore longue...

Nous récupérons Arthur il me semble quelque part par là, sans son compère Tazounet cette année.

Jusqu'à Saugues tout se passe parfaitement bien. Je reprends Beata à la faveur d'un faux plat montant, elle reste à ma  hauteur un moment mais je ne souhaite pas faire l'effort maintenant, trop tôt. Elle décroche peu après et j'ai toujours Sylvie et son beau ruban rose en vue et avec qui je joue au yoyo, prenant le temps d'échanger avec cette copine lyonnaise.

pod 

 

Au ravito de Saugues au km 20, décalé de presque 1 km dans le village par rapport à l'an passé, je passe sans arrêt en 1h48 (1h53 en 2012 à 19km). 4ème féminine.

La gourde est encore pleine, la montée qui arrive me permettra de boire et m'alimenter. Je rate ma Chloé postée derrière le ravito comme me l'indique Ph à la sortie de la salle. Flo passe aux stands, il me récupérera, pense-je, facilement.

Je traverse Saugues en trottinant malgré les petites montées et attaque la longue qui arrive en continue qui va nous amener à la bête du Gevaudan. Je bois et mange un peu, j'alterne course et marche dans les virages. Les jambes vont super bien et je pourrais courir tout du long mais je reste sereine et applique ce petit rythme appris auprès de Patrice lors de la SaintéLyon 2011. Je me retourne régulièrement pour voir Flo et m'inquiète de ne pas le voir arriver.

Ouf, à la fin du long chemin montant, le revoilà ! Il m'annonce qu'il a du forcer pour me récupérer mais que ma gestion de course a valu un petit coup aux miss derrière qui m'ont vu passer sans arrêt ! On embraie, ça relance en descente, "chevilles fermes, jambes souples" et nous voilà sous la bête alors que revoilà le prefet, euh Pomme et Michel. Ce dernier m'encourage plein pot, mais la bouche pleine... Koi t'as dit Mimi ??

bête gevaudan 

 

On s'attaque à ce chemin pierreux en montée dans lequel je continue l'alternance course / marche et où Flo freine mes ardeurs quand je cours plus qu'il n'en faut. "Ne te grille pas !", OUI CHEF !

Ca continue en route vicinale où je profite de nouveau d'une alternance course / marche pour m'alimenter.

Le point d'eau du Vernet a finalement été installé même si non indiqué sur le roadbook, Flo s'arrête boire un coup et me récupère un peu plus loin en me disant que décidement, je suis dure à rattraper !

J'attends avec impatience la plongée dans les gorges de l'Allier qui tardent à arriver et enfin, nous pouvons de nouveau dérouler en chemin, chevilles fermes, jambes souples !

Magnifique ! Je ressend le même extase que l'an passé, indique la chapelle de la Madeleine à Flo, profitons de ce beau single et d'un dernier passage un peu trop technique à mon goût avant d'arriver sur Monistrol, mi-course kilomètrique et psychologique. Il faut y être bien, je l'ai écrit et conseillé, je le suis !

Par contre, à force de relances pour me récupérer, Flo, après déjà quelques alertes, se prend une crampe fulgurante juste avant le ravito. Je le laisse ici, alors qu'il s'excuse, pensant qu'avec la montée qui suit il retrouvera sans mal ses jambes et me rattrapera de nouveau. Nous ne nous retrouverons en fait que 6h35 plus tard (il s'arrêtera près d'une heure à St Privat puis repartira finalement avec Nini - la bienfaitrice des kikous du Puy ! -pour l'accompagner sur son relais).

Je saute également le ravito de Monistrol, le chameau Mamanpat a de quoi tenir les 8 km jusqu'au prochain point.

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34 km, 3h15 de course, je pointe toujours 4ème féminine en compagnie de Sylvie et enregistre désormais 22 mn d'avance sur 2012.

Nous repartons buvant, mangeant et papotant avec Sylvie en montée sur la route qui nous mène au chemin qui annonce la plus grosse partie du dénivelé à effectuer ce jour.

Sylvie a mal aux jambes mais pour autant me lâche sans problème dans la montée. Je suis sur mon rythme et mes jambes elles vont bien, tellement bien qu'à la fin de cette première portion, un long chemin nous permet de relancer, ce que je fais sans mal et sans attention...

 

Et pan, ce qui devait arriver arriva, car une vraie course à Mamanpat comporte toujours une gamelle... Quoique, il y avait longtemps !

Je me prend donc une magnifique vautre version glissade des empereurs sur la banquise. Sauf que la terre et les cailloux, ça ne glisse pas ! Je fais donc un gros mimis au chemin, mange une bonne rasade de terre, perds mes lunettes et... ouf, rien de cassé ! Bon les mains et tout le côté droit ont morflé (épaule, cuisse, genou, tibia) mais pas de sang en vue ! Je repars, un peu secouée mais pas les jambes coupées.

Merci à mes 2 compagnons de route de s'être enquérri de mon état et de m'avoir relevée.

Mon standing en prend néanmoins un coup ! Bon ceci dit juste avant les discussions allaient bon train sur le fait que les filles n'étaient pas des princesses et qu'elles rotaient et faisaient d'autres incongruités en course (et pas que mais je ne l'ai pas dit...) !

"Oui d'ailleurs tu rotes bien !"

"Ah mais c'est à cause du coca..."

"Mais c'est pas grave, t'es quand même une princesse" ! 

J'ai trouvé bon echo à mes conneries cette année ! Un bon point, l'ambiance est bien meilleure enfant entre coureurs que l'an passé et avec Florent nous avons fait un concert à 2 voix de bonjours et mercis à tous les bénévoles et autochtones croisés, sans oublier nos pélerins randonneurs !

Bref, je m'égare...

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On traverse un petit hameau, une route et nous voilà à la fameuse grimpette qui nous mène au sommet de Rochegude. Mains sur les cuisses, sur les hanches et en avant ! J'ai un groupetto devant moi, j'en reprends 2/3 et me fais passer par 2 relayeuses. C'est bon ça ! C'est dur mais j'arrive en bon état au sommet et relance, toujours et encore...

Les ischios commencent à bien tirer par contre et une bonne partie roulante les fait un peu couiner.

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Pour arriver sur Saint Privat on alterne beaucoup de relances en montées / descentes / portions roulantes. L'allure est toujours bonne mais je sens que le coup de mou arrive... Quelques marches pour se hisser dans la cour du château où sont installés pointage, passages de relais et ravito et bip, 4h23, toujours 22 mn d'avance sur 2012. Classement féminin inchangé.

Les encouragements fusent même si je trouve qu'il y a moins de monde que l'an passé.

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Je me dirige direct en courant vers la tente du ravito où Nini m'accueille avec un enthousiasme délirant ! Je crois qu'elle aura fait un bien fou à tous ici notre super Nini !

Par contre avec surprise, et déception, je vois Jean Phi derrière elle, dans le coin de la tente...

Un regard plongé dans ses yeux clairs suffira pour que je comprenne que quelque chose ne va pas, confirmé par un "j'arrête...". Si j'avais lu une once d'hésitation, je lui aurai dit de repartir avec moi, mais la décision semblait actée, ferme et définitive. Mais...

Je me sens dans le dur et reste concentrée pour gérer ce passage : je remplis ma gourde, prends un vers de coca et repars illico.

Ravito St Privat

Je me souvenais bien de ce court de tennis que nous traversions pour repartir l'an passé. Bizarre, cette année il faut en faire le tour, il n'est pas ouvert... Ah mais ? Comment sont-ils passés dans le court mes accolytes du moment partis juste après moi du ravito ? Ok, je suis dans le dur, je n'ai pas vu la porte...

Allez, on reprend ses esprits Pat, on reste vigilente !

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De toute façon c'est encore une belle grimpette qui arrive, ce qui me laisse le temps de m'alimenter de nouveau et soulager les guiboles pour la relance qui suivra...

J'avais peu de souvenirs de cette portion et finalement tout revient en y passant ! Notamment ce sous bois en montée dans lequel M'dame Artich (en relais) me passe avec une tape dans le dos et m'encourageant "Allez p'tite Mamapat" !

Je suis assez satisfaite par cette portion car j'aurai eu à finir le plus gros du dénivelé avec un coup de mou sans perdre en rythme et récupérant l'énergie nécessaire pour la suite. Un autre point de progression semble-t-il ! Je monte toujours aussi lentement mais je m'épuise beaucoup moins à le faire !

La bascule arrive et c'est maintenant un peu plus de 20 km qu'il reste à parcourir.

 

Prochaine étape, la ravito de Bains, qui arrive d'ailleurs presque sans crier gare !

J'y pointe en 5h55, soit 23 mn d'avance sur 2012 !

Haut les coeurs, je le sens, ma perf est au bout du chemin ! Sauf accident je devrais maintenant pouvoir franchir la ligne en moins de 8 heures !

Je vide la gourde et recharge mi eau mi coca, un verre de coca... Mais beurk, il n'est pas frais ! Ah ben vivement que j'arrive et que je prenne une bonne bière bien fraîche ! J'aurai bien fait rire les bénévoles et accompagnateurs ici présents !

Attention pour la suite, j'avais trouvé la traversée du plateau terrible l'an passé avec ces petits faux plats où maintenir l'allure était un supplice !

Je me trouve quelques compagnons de route, quelques mots sont échangés, il y en a toujours un(e) pour relancer et à qui s'accrocher. Oh certes, nous sommes dans le dur mais ça envoie encore pas mal je trouve !

Et là me revient à l'esprit le classement annoncé de ci de là sur le parcours : nous sommes dans le top 100, donc oui, ça avance !

La difficulté majeure maintenant est de faire face aux rafales de vent. Plus souvent dans le dos ou de 3/4 on se prend tout de même quelques passages de face avec de belles envolées de terre sèche. Bien contente d'avoir garder mes lunettes de soleil, j'éviterai d'en avoir dans les yeux... Mais pas d'en manger ! Même mes couettes viennent de temps en temps se coller dans ma bouche !

Je retrouve les points de passage que j'avais en mémoire toujours aussi rapidement, j'ai mal aux jambes, enfin aux ischios, mais ça passe bien.

Mais oui, c'est donc un des objectifs que je recherchais aussi : être plus "fraîche" en fin de parcours !

Du coup je vais bien ! Ma tête assimile toutes ces infos comme autant d'indicateurs de ma progression et du travail réalisé cette année. Du travail... Que dis-je, des séances de sport plaisir réalisées cette année !

Mazette, mais quelle éclate en fait !

Entre ces pensées ultra positives et quelques échanges avec mes compagnons (là ça tourne quand même toujours autour de nos positions et surtout de la mienne, je passe sur une remarque "testostéronnée" qui m'aura bien fait sourire...), et nous voilà déjà à La Roche ! Je m'étais donné 1 heure depuis Bains pour y arriver, je ne l'ai pas vu passer !

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Km 62, 6h56 et toujours 22 mn d'avance !

Un dernier lap à la Suunto, pas d'arrêt au stand et maintenant, objectif chrono, moins de 8h ! Si pas de changements majeurs je franchis la ligne dans 1 heure, référence à l'an passé. Je suis sur le même tempo depuis St Privat pas de raison que cela ne passe pas pour ces derniers kil !

Une descente bien (trop) technique après le ravito et maintenant je sais que je vais pouvoir dérouler plein pot, restent à enquiller les chibottes et les montées dans Le Puy !

Je reste très concentrée dans ce chemin technique justement, ne pas tomber, chevilles fermes, jambes souples... Mouarf, j'ai l'impression d'être un éléphanteau et me marre du coup en pensant à un gif de ce genre des Genoux dans le gif ! C'est l'intention qui compte, je continue à respecter les consignes du chef !

Puis j'attaque cette longue route en descente qui va m'amener aux chibottes et là, on vire à gauche sur un petit chemin au dessus de la route. Bon Romain, cette variante est un peu tirée par les cheveux ! A part nous faire perdre quelques minutes elle n'apporte pas grand chose puisqu'on longe la route par le haut et on ne court ni sur chemin ni dans champ de vaches...

Bref, revoilà la route et un concurrent revient à mon niveau.

Ca ne loupe pas, "Vous êtes bien classée là ?"

"Oui, 4ème" (bon je ne vais pas jouer à la modeste maintenant, je ne pense qu'à mon chrono et à cette boîte sur laquelle je vais grimper !).

"Ah ben c'est la 5ème qui est juste derrière alors, à 1 mn !"

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Pan pan pan ! Là c'est comme si Etienne avait tiré pour de vrai avec un fusil pour me plomber le derrière !

J'ai détalé comme un... lapin !

Mes petits neurones n'ont fait qu'un tour et j'ai laissé mon indicateur sur place, juste le temps d'entendre mourir sa dernière phrase "Ah mais du coup ça vous fait accéler !"... Un peu mon n'veu !

Je vais, je veux la garder cette 4ème place, non mais !

 

Il reste à ce moment 6 km environ car juste là sur la gauche, le chemin des chibottes...

Mes jambes sont à l'unisson avec ma tête, elles veulent aller faire mumuse sur la boîte !

J'attaque les marches avec énergie et quand arrivent les gros rochers je me mets en mode "Titine" !

Ben oui, je me suis imaginée avoir les grandes jambes de mon idole Martine Volay  et je vous raconte même pas comment j'ai avalé cette portion d'escalade ! (ben oui parce que en réalité mes jambes sont 2 fois plus courtes et que j'ai besoin de mes mains pour grimper !).

La différence par rapport à l'an passé est édifiante et en 2 temps 3 mouvements (enfin, de ma perception de coureuse après 65 km de course... hu hu hu), je bascule pour la grande descente finale !

 

Je me souviens bien aussi de ce grand chemin poussièreux où il faut relancer avec un bon faux plat montant, mais j'envoie, je me cale à 10 km/h et m'interdis de passer en dessous ! (bon ça a du être plus bas quand même...).

Dernière descente en goudron où mes tibias hurlaient l'an passé, là c'est un point de côté qui apparaît...

M'en fous, j'y vais et tout défile, je ne pense plus qu'à l'arche d'arrivée.

Arrivée dans le Puy. Nous prenons la montée de l'Eglise, en pavés, je cours le plus loin possible et passe en marche seulement à quelques dizaines de mètres des fameuses marches que j'enquille 2 par 2 !

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Une procession religieuse occupe les 3/4 du parvis, rigolo ces 2 mondes qui coexistent à cet instant ! Une homme pieu tout de blanc vétu me fait un immense sourire, j'ai la foi !!!

Le final était annoncé changé, c'est pire que ça, il est horrible ! Encore 2 ou 3 escaliers et des tours et des détours dans la vieille ville qui n'en finissent plus ! Oh oui, c'est magnifique mais purée, c'est hard ! Et combien de distance en plus et de temps supplémentaire celui va-t-il me prendre ?

J'ai un concurrent en ligne de mire, je le rejoins à la bascule, je sais que une fois la Maison du Département passée nous n'avons plus qu'une grande descente et ce long parc à traverser.

Il s'accroche puis semble lâcher un peu. Je lui donne une accolade et lui demande de m'ammener au bout.

Je relance au maximum de ce que mes jambes sont encore capables et nous voilà à plat.

Ce petit parc me paraît interminable ! Je pousse des râles et sais que mon objectif est atteint, je ne lâche rien !

Mon compagnon est fermé, il s'accroche mais est vraiment dans le dur, il s'arrêtera pour marcher à quelques enablures de la ligne d'arrivée...

De mon côté j'explose ! Les encouragements aussi, les applaudissements, j'accélère encore, je vois l'arche, je l'ai ma course parfaite !

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BIP !

7h56 ! J'exulte !

Pour éviter tous débordements humides sur mon clavier, les photos exprimeront aussi bien que des mots ce qui a pu m'envahir comme émotions à ce moment là...

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C'était trop chouette !

 

=> Tomber dans les bras de ma Chloé !

=> Petit mais costaud, quelques minutes après la mienne, Jean Phi et son arrivée !

=> Papotages et 30 km de course avec Florent partagés

=> Le gang des jupettes reformé

=> La nuit avec Fanny passer

=> Avoir des secrets auvergnats avec Etienne, mais au fond du Puy tombés...

=> Arthur le dernier à se décider

=> Mettre l'ambiance et sur le podium danser

=> Les autres concurrentes féliciter et en être remerciée

=> Etre reconnue et avoir inspirer (grâce à mon récit de l'an passé)

=> Par Mimi avoir été boostée

=> La Vellavoise et le champagne pour se désaltérer

=> Des hurlements de joie pouvoir pousser sans passer pour une demeurée (quoique...)

=> Les Extra Boys bisouiller (avec pour bonne excuse de les remercier ! ;-p )

=> Un podium féminin avec une 4ème place / 42, 3ème V1F / 23 et 72ème au scratch / 373 apprécier !

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=> Partager, partager, partager... 

 

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En quelques pouets...


Merci... Tout simplement merci à vous, les présents pour la réussite de ce WE et tous les autres, derrière qui m'ont suivie et soutenue, mon chéri et ses petits textos d'encouragements et de fierté, pour ne citer que lui, les intéressés savent que je pense à eux, vos messages m'ont boostée, touchée...

Merci aussi aux coureurs avec qui j'ai partagé quelques kilomètres, voire plus, j'ai repéré quelques prénoms sur les photos, vous vous reconnaitrez, nous nous sommes salués après la course, vous avez été de très bonne compagnie !  

 

Tous les résultats : http://gtsj.livetrail.net/classement.php?course=70km

Les photos officielles : http://www.maindruphoto.com/fr/event/284/le-grand-trail-du-saint-jacques-2013-flash-sport.html

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