Foulées des Monts d'Or 2013, 15 ans plus tard...

Publié le par Mamanpat

 

C'était en 1998 par un froid dimanche de janvier.

Cette année là, j'allais me marier, j'allais travailler.

Alors l'aviron a été mis de côté.

J'ai couru un peu plus que de raison (de rameuse) et j'ai beaucoup nager.

Mais en running skier, ça je n'aurais jamais penser...

   

Quand on rame depuis déjà quelques années, qu'on est habitué à s'entraîner par tout temps et près de 10h certaines semaines, on pense pouvoir tout faire après. Alors une course à pied de 25 km, broutille !

Mouarf...

Ce jour là je me colle donc aux Foulées des Monts d'Or avec un ami d'enfance de chéri, Eric. A 8h nous sommes à Saint Cyr, il neige depuis une heure et ça tient... La première descente est glissante, apparemment quand plusieurs coureurs piétinnent un chemin enneigé, a fortiori en descente, ça devient patinoire ! Eric assure mes arrières sur les premiers kilomètres puis file, c'est qu'il est plutôt du genre extra terrestre dans tous les sports le bougre !

Moi il me faudra près de 3h pour boucler cet enfer blanc, gelé, froid, qui monte et qui descend...

Mais c'est quoi ce truc de ouf ? Je ne pensais pas trouver pire qu'un début de sortie aviron par temps froid, quand le bout de vos doigts gèlent puis se réchauffent après moultes mouvements d'abeille à en choper l'onglet...

J'ai même vu des traces de sang dans des chemins verglacés laissées par quelques concurrent(e)s qui ont chuté (tient tient, ça me rappelle quelque chose...) !

Diantre, on ne m'y reprendra plus ! Surtout que les 3 (5 ?) jours suivnats, j'ai eu une démarche de canard boiteux !

 

 

10 ans plus tard... Janvier 2008

Cette fois j'ai raccroché officiellement mes pelles, je me suis mariée avec chéri et je suis entrée dans la vie active ! J'ai aussi fait mon entrée dans le monde du trail par la belle porte SaintéLyon en étant finisher de l'édition 2007.

Donc maintenant je peux tout faire en course à pied non ?!

Je m'y recolle, avec chéri en training partner pour un objectif chrono de 2h30 maxi.

Le temps est à la brume mais que le terrain est sec ! Cool, une belle séance qui me vaut un chrono sympa de 2h23 avec un bon coaching avironesque !

 

 

20 janvier 2013 - 20ème édition des Foulées des Monts d'Or

 

8h15, j'arrive à Collonges.

A peine sortie de la voiture que je peux saluer ma désormais nouvelle famille sportive : Tidgi, Runslow, JP, photogone et sa douce, Sandrine à l'orga (et JY P mon entraîneur quand j'étais cadette !), des kikous un peu partout... Je suis désormais en terrain conquis et c'est une des raisons qui me fait participer aujourd'hui : courir dans un cadre sympa avec les gens qui vont bien !

C'est que je suis pas une fille de l'hiver moi et ce temps gris, froid, gelé, neigeux pourrait vite avoir raison de moi et ma motivation sportive ! Mains froides, pieds froids, esprit sportif et coeur chauds !

 

Après les bisous, le retrait du dossard et les blabla de tradition, on file se préparer avec Tidgi pour un petit échauffement. Et alors que j'accroche consciencieusement mon dossard, on m'appelle "Et alors Paricia, ça ne te rappelle rien ?". Quelques dixièmes de seconde (qu'est-c'ki m'veut cui'là) et cri de bonheur "Eric" ! Nous y voilà donc, 15 ans plus tard ! C'te classe quand même, quel incroyable surprise !

Bon Eric est toujours aussi affûté, adepte des ironman faut dire.... Petite ballade de santé pour le garçon (il terminera en 1h47) !

Il est l'heure de s'échauffer, la langue le sera beaucoup plus que le reste du corps !, de faire une pause pipi -non - express (amis facebookiens, vous noterez ici le rapport avec cet ustensile à destination de la gente féminine coureuse pour faire pipi debout comme un homme...) et l'heure du départ est là ! Je suis aux côtés d'Eric et ses Hoka bondissantes, j'ai perdu Tidgi lors de la pause pipi et je retrouve Sandrine ma nouvelle cop's du Jogg'Iles !

Note à l'organisation : désolée je n'ai absolument pas suivi le brief, trop occupée que j'étais à discuter avec Eric, depuis le temps qu'on ne s'était vu et m'excuse surtout pour le temps de silence en mémoire à un de vos amis de club disparu...

Le départ est donné avec l'incroyable bonne humeur du speaker et c'est avec Sandrine que nous partons comme si nous étions coéquipières et copines de toujours ! Elle reprend tranquille après son abandon à la SaintéLyon, je viens booster ma petite forme du moment (et mes jambes endolories du body training !). Je lui dit d'emblée que j'ai déjà les jambes en béton !

Les montées sont en sa faveur, les descentes plutôt la mienne mais nous cheminons sans nous rendre compte des kilomètres qui défilent et nous pointons à Curis au 10ème en tout juste 55 mn. Plutôt satisfaites on se dit qu'on a juste à tenir l'allure mais la grosse côte du parcours se pointe avec ses résidus de neige et son verglas nocturne.

On le savait, y'a plus qu'à... J'essaie de m'accrocher aux running de Sandrine mais la pente se fait raide et mes ischios pleurent et me supplient de les épargner...

 

AVIS DE RECHERCHE : perdu 1 ischio gauche et un bout de droit lors d'une longue nuit Saintélyonnaise, à ce jour toujours aucune nouvelle malgré quelques faux espoirs... Si vous les retrouvez, ou mieux en avez en stock des plus performants, merci de me contacter par MP !

 

Je perds donc Sandrine à la faveur d'une alternance marche/trottinage dans la neige pseudo fondue et les flaques boueuses. Rien de bien méchant, juste de quoi ralentir un peu quand il vous manque un bout de muscle !

 

Pour la suite, il ne restera qu'une belle petite montée en sous bois après Poleymieux et un petit casse pattes sur la route des crêtes pour arriver à Saint Cyr. Un peu de plat et quasi que de la descente, parfait pour récupérer un peu le chrono !

Au 15ème, l'heure trente est affichée au garmin, je tiens le bon bout pour une séance de 2h30.

Ruslow, qui m'avait narguée au départ en me doublant, avait eu droit à un "rigoles, tu verras au 19ème ! (ndrl : grand Trail du Saint Jacques). C'est au ravito du 15ème que je le retrouve et c'est avec plaisir que nous avons cheminé ensemble quelques kilomètres. Moins bavard qu'au GTSJ l'ami, il m'annonce que la grande descente (route du Mont Thou) lui a bien tassé le dos, ce que je conçois amplement avec son gabarit !

Je le lâche au 20ème, le laissant au ravito comme je l'avais fait au St Jacques...

Pour la suite, je me quille le son dans les oreilles, et tente de ne pas passer les 2h30 au chrono ! Que de la descente dont quelques portions bien raides et une en chemin avec quelques pièges mais que je négocie bien tout en étant prudente.

Les 1500 derniers mètres sont plats et - aie aie aie - les ischios sont vraiment raides ! Un petit casse cul de rien du tout sous la voie ferrée et j'ai l'impression de franchir une montagne !

Les encouragements se font de plus en plus pressants à l'image de ce groupe de percussions qui fait une haie d'honneur à tous les concurrents quelques mètres avant de franchir la ligne d'arrivée.

2h29, je frôle la correctionnelle donc mais m'en sort fichtrement bien avec une 319ème place au sratch, 16ème féminine et 8ème V1.

Allez, un p'tit vin chaud à défaut d'un verre de coca, du blablabla encore de ci de là, Eric qui m'accueille, le temps de se donner un prochain rendez-vous et je rentre vite au chaud...

 

 FdMO 2013

Le plaisir de courir tout en sourire, objectif de la matinée atteint !

Merci Pascal pour la photo !

 

      Tous les résultats : http://www.lafouleedesmontsdor.fr/

Publié dans Les compétitions

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article