Epreuve philo : Victime du Saint Jacques

Publié le par Mamanpat

Explication de texte

Ce texte a un sens, tout comme l'a voulu MC Solaar auteur du texte d'origine.

Vous en trouverez ci-dessous les explications afin de mieux comprendre sa lecture et répondre aux questions en suspens.

Vous saurez ainsi ce dont il est clairement question, l'idée soutenue et développée, les problématiques soulevées, les enjeux et leur approche et toute la logique de l'enchainement des évènements.

Vous avez 2 heures. Ah non pardon, c'est une auto-explication !

 

Clape, prise 1, vision panoramique
Une organisation Extra qui cartonne, gros plan sur la 3ème édition

 

  1ère organisation en 2012, Extra Sports assure (en m'invitant bien sûr mais surtout en assurant !) sur ce parcours qui foule en partie le célèbre chemin de Compostelle.  

 

Seule devant son plan d'entraînement, elle osculte ses progrès
Puis crie machinalement : encore quelques efforts
Tout le travail de vitesse depuis le début de l'année
Toutes ces séries, ce dénivelé et km avalés
Elle a tout (enfin presque !) donné pour tenter un résultat hors norme
Mamanpat a décidé de se fixer un objectif énorme
Elle tente de suivre à la ligne
Ce que Coach Paddy lui livre en consignes
Maso à l'affût d'une meilleure vitesse
Elle en a oublié qu'il ne suffisait pas seulement de se bouger les fesses

 

  Après une année 2013 sous le signe du long, très long, il fallait trouver de nouveaux objectifs et le travail de vitesse c'est rapidement imposé pour améliorer, certes les temps, mais l'aisance à dérouler sur mes courses de référence et les distances "maîtrisées" (en l'occurence 70 km). Forcément le St Jacques était en ligne de mire côté performance après celles réalisées en 2012 (6ème en 8h16) et 2013 (4ème en 7h56, un truc de dingue !). Pat le coach a été mis à contribution et ça n'a pas chaumé côté fractionnés, seuil avec même du dénivelé. Oui au programme j'avais aussi étirements et renforcement musculaire mais j'ai fais la mauvaise élève, par manque de temps et facilité... Premier semestre compliqué pa ailleurs mais premier objectif atteint avec les 4h au LUT. L'été passant par là, le volume a pu être remis à l'honneur et les kilos superflus se sont envolés. Et puis un mois à gambader dans l'Esterel, ça donne des ailes ! (et on en oublie toujours les étirements et le renforcement...). Bref, je me pensais complétement parée pour le St Jacques, la tête et les jambes y étaient mais mes tendons et le tréfonds de la mécanique, un peu moins (mais ils ne m'ont rien dit les coquins). 

 


Victime du Saint Jacques, tel est son nom de code (ça ne rime pas pour autant ça sonne juste !)

 Victime, victime... Complétement addict en 2 participations surtout !

 

 


Monistrol, ravito III, le doc du SDIS lui propose
 

Un arrêt sur tendinite dont la déshydratation est la cause

 

 Donc voilà le résultats d'avoir mis de côté certains fondamentaux... Je suis partie vite, profitant d'être placée aux avants postes (dossard #5), à côté de Karine Herry et la fameuse Jo Meek dont la lecture du blog et le palmarès nous a laissé pantois la veille...

En terme de sensations je me sens bien plus rapide que l'an passé. Pourtant je ne pointe à Villeret d'Achpier qu'avec une grosse minute d'avance sur 2013 et j'accuse 3 mn de retard à Saugues (400 m de plus). Le cardio est facile, les jambes déroulent mais j'ai très - trop - rapidement senti mes ischios tirer (vers le 15ème km), certainement à cause de ce dénivelé endiablé depuis le départ. Et pire, j'ai de terribles maux de ventre qui s'accentuent au fil du rythme descendant (dès le 10ème km) mais qui s'estompent tout de même sur les parties plus plates ou en faux plats montants.

Je passe Saugues (1h50) sans arrêt au stand, j'ai pris soin de boire quelques gorgées sur ces 21 km (contrairement à mes habitudes !) et vais prendre désormais le temps de le faire en montée puisque c'est ce qui nous attend dès le centre de Saugues. Ca tire mais malgré tout je me sens encore en rythme, et je trottine dans les portions montantes en alternant un peu de marche. Bref, je cours beaucoup plus que l'an passé ! Mais après le coucou à la Bête du Gevaudan et cette première bosse gravie, le retour sur les faux plats goudronnés sont nettement moins joyeux. Les maux de ventre deviennent aigus, je dois serrer les fesses et ça tire de plus en plus fort derrière les cuisses. Un arrêt buisson pour tenter de soulager certains maux n'y fera rien sauf qu'une certaine Séverine me passe en petites foulées dans cette petite (en %) montée (longue en distance) après le Vernet. Et voilà, on venait de m'annoncer 3ème féminine, je passe 4ème... Mais la route est encore longue pense-je à ce moment... Seulement c'est mon chemin de croix qui semble débuter et je me dis qu'il est temps d'arriver à Monistrol pour que je puisse m'attaquer enfin au D+ et arrêter les frais de ces descentes endiablées ! Le long chemin en S empli des randonneurs me fera slalomer et me concentrer sur ma pose de pieds et passer en second les informations que m'envoient ventres et ischios. J'arrive du coup à bien dérouler mais y'a un truc en train de décrocher tout de même, je ne me régale pas...

Retour sur une partie goudronnée, toujours en descente à là, patratac, ça craque... Wahou, c'est quoi cette douleur au genou ? Ca me lance violemment et de maniètre très aigue sous le genou droit, légèrement à l'intérieur. Jamais eu cette douleur auparavant, ça sent pas bon... Effet descente ? Oui sûrement. Ca va passer en montée et Monistrol marque la rupture attendue du profil du parcours. Mais avant de passer dans ce petit single qui nous y amène - pas du tout fait pour moi d'ailleurs - y'a un peu de technique du côté de la chapelle de la Madeleine et ça pique, vite un petit casse patte pour soulager et... ça ne plie plus du tout ! La douleur est encore plus vive et j'ai le genou bloqué ! Pas bon du tout ! Je descends le single en mode "marche des canards" (j'ai pas fait coin coin mais mon genou a bien couiné lui !) et je peux de nouveau trottiner sur le route avant de traverser le pont Eiffel de Monistrol et de pointer en 3h27 (34,6 km).

Je connais le chemin qui reste à parcourir, hors de question de m'y aventurer sans avoir comment cette douleur va évoluer et si elle risque de tourner à la galère. Direction le PC de secours pour prendre avis d'expert (et je pèse ce dernier mot, super pro !) et le verdict tombe : constantes très bonnes mais petite tension, maux de ventre, ischios et début tendinite au genou : tous les signes d'une déshydratation. Continuer ? Le douleur sera de pire et je vais en baver. Ok, je suis là pour le plaisir et en prendre, hors de question d'aller chercher une blessure certaine et de galérer. La décision est prise et rejoint l'avis du docteur en chef du SDIS, j'arrête.

 

Tellement d'efforts et pour quel résultat ?
Elle arrête la course au lieu de garder la belle 3ème qu'elle tenait là

 

 A savoir donc que la fameuse Séverine conservera ma la 3ème place (8h15) derrière Jo Meek et Karine Herry...

 

Mamanpat réplique et très vite explique qu'elle veut être
la réplique de la supersonique Meek

 


 Impressionnate donc cette JO Meek. Aux allures de jeune adolescent, cette anglaise du team Scott a mis tout le monde d'accord. Partie plutôt calmement en faisant route commune avec Karine jusqu'à Saugues (1h37 - 18è scratch), elle s'envole pour boucler en 6h06 en 3ème position au scratch et seulement 20 mn après Didier Pontvianne vainqueur en 5h46 (elle va même 2 mn plus vite sur la portion La Roche / Le Puy et mets seulement 3 mn de plus sur Le Saugues / Le Puy !)

 

ainsi font, font, font les petites tresses coquettes
Aux pompiers seulement elles font peut-être tourner la tête

 
     De vrais pro les pompom mais surtout quelle joyeuse équipe ! Bon je suis peut être en mode abandon mais mon choix est raisonné et je ne suis absolument pas en peine alors je déploie mon optimisme et gaité habituels et peut-être ques mes tresses et ma p'tit robe noire de p'tite pépette (pou reprendre les paroles d'une joyeuse randonneuse doublée plus tôt !) agrémentée de the fuschia touch joue également sur leur bonne humeur ! Ou alors ils ont pris au pied de la lettre la consigne de Cot Ros qui leur a demandé de bien prendre soin de moi et qu'ils en avaient de la chance ! Dois-je parler de l'installatin dans le camion qui va me ramener sur Le Puy (avec passage aux urgences du CH Emile Roux, là aussi une grande histoire !) ? Allez, ce p'tit nouveau, tout jeune tout mignon me sangle sur le brancard... Ca rigole sur le retour ! (sauf que le camion fait des soubressauts incessants et que ça me déchire le bide...) 

 

From Meximieux to Le Puy, Lyon, Paris ou Dijon
Quand le téléphone sonne, elle répond sans cesse
Qu'elle était occupée à courir (et rire) et ça lui piquait le genou, les ischios, le ventre, les fesses


 Une fois le retour au lieu de vie de la course (après avoir passé 2 heures aux urgences, contrôle sanguin et genou et scène de vie avec la mamie voisine de lit), je retrouve Jean Phi qui m'apostrophe en tenue de ville... Zut alors... Puis récupère mon portable et lis les messages d'encouragements et suivi de mes chéris et des potes... Là, ça devient dur et une pointe de déception monte. En effet, lire "vas-y t'es 3ème ne lâche rien" avec toutes les variantes selon l'émetteur, ça fiche un coup... Allez, on infome de la situation, réconforte, explique et accueille super chouchou qui nous pose une 11ème place !

 

Victime du Saint Jacques, tel est son nom de code (ça ne rime toujours pas mais c'est tellement juste !)

 

 
 Victime au sens premier du terme, telle que j'ai été annoncé par dco SDIS en chef à son poste de contrôle "victime de 42 ans, déshydratation"... 

 


Donc, en guise de conclusion
A l'analyse logique de cette situation
Le fractionné, le seuil, la lipossucion, la transpiration
Sont indispensables mais il faut faire attention
Espérons que tu as compris
Les bases très claires de ce code de déontologie
Prendre ou perdre quelques secondes au kilo
L'essentiel est d'être vraiment bien dans sa peau
La tactique est de s'occuper de son corps avec tact
Mamanpat pas de panique, écoute bien ce funky beat
La quête de l'image tu l'as déjà dans les tresses
Tu était trop occupée à courir et ne bouger que tes fesses

Victime du Saint Jacques, tu resteras et tu retourneras à l'attaque ! (youhou, ça rime enfin !)  

 

 Forcément, j'aie une revanche à prendre. Un an c'est loin, très très loin mais ce qu'il y a de sûr c'est que le Saint Jacques est une valeur sûre ! Si on ne connait jamais à l'avance ce qui va se passer sur une épreuve, tout autour, avant et après, la convivialité, le partage entre amis, es grosses marades et les échanges incongrus sont légions ! Donc les WE comme ça, c'est que du bonheur ! Et d'avoir évité la blessure, ce qui est chouette, c'est qu'on va pouvoir retrouver très vite les copains et copines pour remmettre le couvert et passer de bons moments !

Le détails des fou-rires ? Désolée, une adage prétend que "ce qui se passe au Puy reste au Puy"...

Et ce n'est pas Jean Phi, Etienne, Nicolas, Jérôme, Stéphane, Anthony, David & Co qui me contrediront !

Publié dans Les compétitions

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