Nivolet Revard 2015 : dernière, une première !

Publié le par Mamanpat

Ce CR n'en est en fait pas un, c'est une note à moi-même pour plus tard.

Merci de me la faire lire si dans 5 ans je décide de me présenter de nouveau au départ de ce trail magnifique mais trop exigeant...

L'objectif 2015 est fixé, retour sur les 105 km de l'Utra Trail de Côte d'Or le 30 mai 2015 après une participation 2013.... boueuse ! (Quel parcours ne l'a pas été en 2013, pffff, j'aime pas la boue !).

Idéalement, une grosse séance 4 semaines avant the big day et nous voilà sur le WE du 2 mai à choisir une course (non parce que faire 7 à 8h toute seule c'est juste pas possible !).

Un premier choix sur l'Ardéchois s'avère trop lourd à gérer toute seule (j'ai pas d'amis...) donc je cherche une 50taine de kil pas loin de la maison et voilà que le TNR pointe son nez après mes 2 participations en 2009 (épique !) et 2010 (froid et humide, abandon...).

Zou, une grosse heure de voiture, des potes présents dont le Chrichri d'amour, super Tine et Tidgi (qui me lâche 3 jours avant pour cause d'œuf sur la cheville...). Perfect, je peux amener la Single Track pour le partage de fin de course !

Certes je sais que ce ne va pas être un ballade de santé, le style montagnard n'est pas mien et le pire c'est le temps qu'il fait les jours précédents l'épreuve...

En 2010 ça avait été apocalyptique ! Pluies torrentielles non stop le jour et la nuit avant le jour J puis froid, brouillard et même grésille à la Croix (grimpette par les échelles qui plus est...). Bref, j'avais bâché à La Féclaz après un nombre incalculable de chutes dans boue et neige fondue. Pourvu que cela ne soit pas si galère !....

Départ - quelques dizaines de minutes...

Je me gare tout pile derrière mon couple de traileurs préféré et nous filons au retrait des dossards et bavasser un peu. Et je peux enfin le faire autrement que virtuellement avec Caro (Chaverot), dont je suis une fervente fan !

Le soleil s'est levé, le ciel est dégagé, nous allons bénéficier de la seule fenêtre de beau temps du WE ! Par contre les premières indications sur l'état du terrain ne me rassurent guère et mon anxiété est à son paroxysme !

Les bâtons sont fortement conseillés, des montées vont semble-t-il être délicates et les 2 grandes descentes dangereuses... Youpi, ravie Mamanpat...

Allez faut y aller, au moins il faut beau et super bon. Je reste à l'arrière dans le sas de départ et laisse Tine se mettre en pôle position, y'a du beau monde, ça va envoyer !

Elle est pas belle ma super copine Tine !

Elle est pas belle ma super copine Tine !

Ma course version scoring (parce que en mode chronologique ça pendrait une décennie...)

 

Les moins (voire ce que je déteste) :

- le départ en montée : on se mange d'entrée de jeu 200m de D+. Pas un truc de diesel poussif au gros derrière...

Finalement, j'ai un joli p'tit... sac !

Finalement, j'ai un joli p'tit... sac !

Paie ta boue ! Bon là ca va !

Paie ta boue ! Bon là ca va !

- la boue : non mais sérieux, c'est un truc animal de se rouler dans la boue ! (quoiqu'il semblerait qu'ls le fassent pour leur santé et leur bien être...)

 

- les descentes : alors ça, dès mes débuts en trail, je n'ai pas aimé, mais alors pas du tout ! Sur le coup j'aurai pu mettre ça sur le dos de la débutante, mais non, ça ne veut pas, j'ai peur, je suis crispée et je me pète les quadri à retenir ! Peut-être inconsciemment le moyen de conserver mes grosses cuisses de rameuse...

Pour repère : il m'a fallu 4h46 pour arriver au km 27, soit La Feclaz (1 700 m D+ ; 600 D-) puis encore 5h47 pour rejoindre l'arrivée (La Feclaz - Voglans : 1 000 m D+ ; 1 100 m D-)...

 

- les chaussures mal lacées : vraiment, j'adore mes Hoka. Je suis literrallement tombée amoureuse dès ma première sortie avec cette chaussure légère, à l'amorti incomparable (surtout en montée et en... descente !) et à son confort digne de charentaises. Mais le quicklace associé aux bandes élastiques de maintien sont piègeux : la sensation d'un pied bien en place mais qui en fait glisse dans les chaussures. Alors avec des heures de mijotage suite à passages dans boue et eau...

Aie bobo ! On pourrait croire que ce n'est "que" de la boue mais elle cache la misère...

Aie bobo ! On pourrait croire que ce n'est "que" de la boue mais elle cache la misère...

La pomme c'est bon, mangez-en !

La pomme c'est bon, mangez-en !

Les plus (voire ce que j'adore) :

- la vue : au bout d'une 15aine de kilomètres nous arrivons sur le plateau et avons déjà englouti 1 500 m de D+. Le ciel est tout bleu, le soleil brille, et là, presque sous nos pieds avant même de rejoindre le point central de la station du Revard, une vue plongeante sur le lac du Bourget s'offre à nous avec toutes ses montagnes environnantes ! Juste magnifique !

En arrivant au Revard...

En arrivant au Revard...

En arrivant au col de Sire...

En arrivant au col de Sire...

Nivolet Revard 2015 : dernière, une première !

- les montées régulières : je suis longue au démarrage mais une fois chauffée et le rythme pris, j'aime assez l'exercice ! La dernière portion jusqu'au col du Perthuiset m'a même permis de reprendre quelques concurrents !

 

- l'organisation : aux petits oignons avec des bénévoles tout sourire tout au long du parcours (et même sur la fin à mon passage tardif !). Mention spéciale aux controleuses à Fournet qui voulaient m'arrêter pour 2 mn au delà de la barrière horaire : avec mon plus beau sourire et un "oh non, pour 2 mn à 5 km de l'arrivée !...). Merci !

 

- les tête à tête avec Dame nature : j'ai eu le plaisir d'être très souvent seule à partir du Revard, juste top ! Mais j'admets avec été ravie de partager de nombreuses foulées et très bonne compagnie également ! Le juste équilibre !

 

Toute seule en arrivant à La Feclaz !

Toute seule en arrivant à La Feclaz !

Toute seule en arrivant à Voglans ! (les serre-file avaient beaucoup de rubalise à récuper sur la fin du parcours !)

Toute seule en arrivant à Voglans ! (les serre-file avaient beaucoup de rubalise à récuper sur la fin du parcours !)

- la venue et les encouragement de Zeze à La Feclaz et à l'arrivée : big up à Bernard, c'était vraiment super sympa et ça fait vachement plaisir !

 

- la cascade de la Doria : juste superbe ! Et elle envoyait avec les pluies de la veille ! Le bénévole planté là devant se sentir un peu humide !

 

- les serre-file trop sympas (et charmants !) et ce randonneur qui me double dans la dernière descente (ouais, un peu la honte quand même, lui courant avec ces gros godillots et moi peinant à trottiner avec mes trails derniers cris...) et reste un moment avec moi à papoter jusqu'à son arrivée.

Ayé !!! Vous pouvez tout ranger ! (oui vous aviez déjà bien avancé...)

Ayé !!! Vous pouvez tout ranger ! (oui vous aviez déjà bien avancé...)

Give me five ! Mon coéqipier de fin de course qui a connu des soucis gastriques et qui a allongé les dernières centaines de mètres... A moi le cadeau du dernier !

Give me five ! Mon coéqipier de fin de course qui a connu des soucis gastriques et qui a allongé les dernières centaines de mètres... A moi le cadeau du dernier !

Bon in fine, 10h33 pour en venir à bout de toute cette boue !

Mais je l'ai eu, j'ai vaincu et me suis mis une sacrée belle séance dans les gambettes !

En fait c'est assez bien passé, je m'attendais à tellement pire ! En montée rien de si compliqué c'est vraiment la 2ème partie qui m'a plantée sur ce chrono !

Ce qui est surprenant c'est qu'il y avait quand même pas mal de concurrent au ravito de La Feclaz (je pensais avoir 15 mn d'avance sur la BH mais en fait 45 car allongée de 30 mn avec les 800 m supplémentaires du départ et les conditions au sol). Je suis repartie rapidement en en laissant pas mal derrière moi, je me suis faite repassée mais pas par tout le monde c'est sûr !

Sur la fiche de résultats : 26 abandons, je suppose qu'ils étaient de ceux là...

 

Le mental et les jambes semblent d'ores et déjà parées pour l'Ultra Trail de Côte d'Or ! (les pieds à J+7 par encore sûrs...)

 

Crédits photos : Bernard, Christian, Jérôme, orga

Commenter cet article